Perquisition chez G7 : Uber accuse le leader des taxis d'empêcher ses chauffeurs de travailler avec la concurrence

Perquisition chez G7 : Uber accuse le leader des taxis d'empêcher ses chauffeurs de travailler avec la concurrence

Un nouveau front s'ouvre dans la bataille entre taxis et VTC, mais cette fois-ci, le conflit se joue sur le terrain de la double affiliation. Ce mardi 17 février 2026, l'Autorité de la concurrence a mené une perquisition inopinée au siège du groupe G7. Cette intervention fait suite à une plainte déposée par Uber, qui reproche à la centrale de radiotaxis d'entraver la liberté de ses chauffeurs affiliés. L'Autorité de la concurrence a confirmé l'opération sans nommer l'entreprise, précisant toutefois qu'elle visait des soupçons de pratiques anticoncurrentielles dans le transport de personnes.

Au cœur du dossier se trouve le service "Uber Taxi", lancé pour permettre aux chauffeurs de taxi de recevoir des courses via l'application Uber. La plateforme américaine accuse G7 d'avoir mis en place des "barrières" pour dissuader ses quelque 10 000 affiliés parisiens d'utiliser l'application concurrente. Selon les éléments rapportés, G7 aurait utilisé un système de "faux comptes" pour identifier, surveiller et sanctionner les chauffeurs qui tenteraient de cumuler les deux activités. Une pratique qui, si elle est avérée, viserait à maintenir artificiellement l'exclusivité de sa flotte.

Cette enquête est cruciale pour l'avenir de l'indépendance des chauffeurs. Alors que le statut d'indépendant est censé garantir la liberté de choisir ses partenaires, les centrales de réservation tentent souvent de fidéliser leur flotte par des clauses d'exclusivité ou des pressions commerciales. Si l'Autorité de la concurrence confirmait ces pratiques d'espionnage et de verrouillage du marché, G7 pourrait s'exposer à de lourdes sanctions, redéfinissant ainsi les règles du jeu pour les chauffeurs qui souhaitent maximiser leurs revenus en travaillant sur plusieurs plateformes simultanément.

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