Taxis autonomes en France : pourquoi ça bloque encore en 2026 ?
Pendant qu'aux États-Unis Waymo transporte 250 000 passagers par semaine et qu'en Chine Baidu revendique 17 millions de trajets cumulés, la France fait figure de mauvais élève sur le dossier des taxis autonomes. En 2026, seule la conduite de niveau 3 est autorisée sur le territoire national — ce qui signifie qu'un conducteur humain doit rester en mesure de reprendre le volant à tout moment. Le niveau 4, celui qui permettrait à un véhicule de circuler sans intervention humaine dans une zone définie, est quant à lui cantonné à quelques expérimentations encadrées à Paris, Saint-Cloud, Vélizy ou encore Toulouse.
Ce retard s'explique par plusieurs freins combinés : un cadre juridique toujours en chantier (le conducteur reste légalement responsable même quand le véhicule conduit seul), des exigences d'adaptation des infrastructures urbaines importantes, et une prudence politique face à un secteur qui emploie des centaines de milliers de chauffeurs. Des acteurs majeurs comme Waymo ou Baidu ne peuvent donc pas encore lancer de services commerciaux librement en France. Le niveau 5 — l'autonomie totale — est quant à lui envisagé entre 2030 et 2035.
Une lueur d'espoir cependant : le 9 juin 2026, la France a co-signé avec 17 autres pays européens une déclaration commune visant à mieux coordonner les tests transfrontaliers et à créer un cadre réglementaire plus lisible pour les industriels. Un signal positif, mais qui ne changera pas la donne à court terme pour les chauffeurs français.
Sources :
Mesinfos.fr – Taxis autonomes : pourquoi ça bloque encore en France